La récente loi sur la communication
alimentaire à la télévision et la décision,
en février 2004, du ministre de l'Agriculture, de suspendre
la commercialisation de tous les produits de traitement à
base de Fipronil (le fameux insecticide utilisé sous forme
d'enrobage des semences accusé de tuer les abeilles) montre
une nouvelle fois que le législatif doit être aujourd’hui
au cœur des stratégies d’entreprises.
Sans entrer ici dans le fond du débat (ce n’est pas
l’objet de cette chronique), il apparaît que les industriels
n’ont pas toujours su, ou peut-être pas pu, être
entendu et faire valoir leurs arguments. Dans les 2 cas, il était
bien trop tard pour porter le débat sur la place publique
de manière crédible.
Etre un émetteur crédible ne se décrète
pas du jour au lendemain. C’est le résultat d’un
travail de long terme qui permet, le jour venu, que ce soit au
moment d’une crise sanitaire ou d’un débat
nutritionnel, d’être un acteur influent du débat
grand public ou parlementaire. L’examen des sites web institutionnels
des industriels de l’agroalimentaire montre que quelques
uns osent prendre la parole et afficher des prises de position
ou proposer des arguments afin de débattre. cependant,
la plupart des entreprises restent en retrait et ne participent
pas aux débats qui les concernent directement.
Regrettable ?
10 septembre 2004
|
|
|